De plus en plus de gendarmes agissent sur nos routes à bord de voitures et de motos banalisées. Une méthode en expérimentation depuis 2007 et qui sera validée au lendemain d’un ultime bilan prévu fin septembre.

On ne les voit pas mais ils sont bel et bien là, prêts à intercepter le conducteur fautif. De plus en plus de gendarmes agissent sur nos routes à bord de voitures et de motos banalisées. Une méthode en expérimentation depuis 2007 et qui sera validée au lendemain d’un ultime bilan prévu fin septembre.
Les résultats sont pour le moins concluants et révèlent aussi qu’en matière d’éducation routière, il y a encore bien des efforts à accomplir. Dès que le gendarme ou le radar ne sont pas visibles, l’automobiliste renoue aussitôt avec des comportements répréhensibles. « Quand ils ne sont pas repérés à bord de leurs véhicules non sérigraphiés, les gendarmes relèvent une infraction tous les 24 km », indique le commandant Luc Guyennon, chargé de suivre l’expérimentation en France.

Chaque voiture banalisée relève en moyenne pas moins de 140 infractions par mois. « Il ne s’agit pas de faire du chiffre mais de faire cesser les comportements les plus dangereux. Ce mode d’action va s’intensifier dans les prochains mois » , annonce le lieutenant-colonel Jean-François Valynseele du bureau de la Sécurité routière à la Direction générale de la gendarmerie nationale.

Parmi les dérives constatées, l’usage du téléphone au volant arrive en tête avec un taux d’infractions de 36 %. Le non-port de la ceinture ou du casque constitue 10 % des procès-verbaux. Mais sur la route, nos discrets gendarmes surprennent bien d’autres habitudes de conduite consternantes.

Les deux pieds sur le tableau de bord

C’est le cadre dynamique qui se rase au volant sur le périphérique parisien, un autre qui lit son journal. C’est encore ce chauffeur routier conduisant les deux pieds sur le tableau de bord, la pédale de vitesse bloquée. « S’il doit freiner brusquement pour éviter un obstacle, c’est l’accident garanti »

Angélique Négroni le Figaro