10
Nov 14

Jerome Barbosa-Viva la Psychose

ARTICLE EXTRAIT DE ’’TAFMAG- The arts factory magazine’’

http://tafmag.com/jerome-barbosa-viva-la-psychose/

C’est à Bayonne en septembre dernier que Jérôme Barbosa a ouvert la douzième saison artistique de Spacejunk, réseau associatif de centres d’art dédié à la nouvelle création contemporaine. L’expo se déplacera à Lyon le 28 novembre. Il y présente ses dessins, ses colères et ses obsessions.

Né en 1978 et avant d’être illustrateur, Jérôme Barbosa est photographe. C’est dans les manifs anti FN en 2002 que lui vient la passion du reportage. Photographe humaniste, il a capturé le quotidien de drogués du centre d’Athènes et photographié la communauté Molokane en Arménie. Même s’il a pris des cours de dessin étant petit, il a attendu les manifs anti-CPE de 2006 pour retoucher à un crayon. Appareil photo à la main dans les rues de Paris, il sympathise avec un peintre venu lui aussi assister à la révolte lycéenne. Jérôme Barbosa dessinera son nouvel ami en train de peindre. « Il faisait de la peinture en 3D. Il intégrait à l’acrylique, des vrais cheveux de femmes récupérés dans des salons de coiffure. J’ai eu envie de redessiner. Car le dessin n’impose aucune limite. Je peux exprimer toutes les choses bizarres qui me passent par la tête. C’est un médium auquel je fais appel quand je ne peux exprimer ce que je ressens par les mots ou la photo. »

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Jérôme Barbosa revendique son appartenance au lowbrow. Mouvement apparu à Los Angeles à la fin des années 70, il se réapproprie l’iconographie des médias populaires (le graffiti, la pub, le comics, le dessin animé) ; techniques et médias n’étant pas considérés comme des « beaux arts » classiques. « J’ai découvert ce courant en tombant sur des œuvres de Todd Schorr, l’une des principales figures du lowbrow. Il utilise les codes picturaux de la Renaissance auxquels il intègre des personnages de cartoon. » L’humour des œuvres de Schorr a interpellé Jérôme Barbosa qui s’est immédiatement identifié à ce mouvement pop-surréaliste.

Jerome Barbosa Spacejunk tafmag 0

On retrouve du Jean Solé dans les oeuvres du dessinateur : un mélange de réalisme et d’absurde. Par exemple : Son dessin du Jésus hyper musclé cloué à sa croix survolant le World Trade Center. Sur la croix on peut lire l’inscription « I love NY ». C’est provocant, drôle et cynique. Autre père technique de Jérôme Barbosa : Claude Serre, célèbre pour avoir montré dans ses dessins l’absurdité de nos sociétés. « Plus tu saliras, plus tu t’approcheras d’une vérité que la plupart tente d’ignorer par peur », martèle Jérôme Barbosa. Ses dessins sont anti-publicitaires. « Je ne vais pas vers le joli. Car ce n’est pas la vérité. Les gens ont peur de la vieillesse et de la laideur, car c’est vrai. » Jérôme Barbosa dépeint dans un style provocateur proche du cauchemardesque la grossièreté du monde.

Julie Maury
Jérôme Barbosa, le site.

A Bayonne jusqu’au 15/11/2014
A Lyon du 28/11/2014 au 24/01/2015
A Grenoble du 06/02/2015 au 04/04/2015

04
Sept 14

EXPO SUR LE VIN ET L’IVRESSE

UNE BELLE EXPO AURA LIEU DANS LA GALERIE DES EDITIONS GLENAT.

04
Sept 14

CORPS URBAIN(S) - DIDIER PAQUIGNON

09
Oct 13

SERRE RÉTROSPECTIVE EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU’AU 9 NOVEMBRE !

CLAUDE SERRE
(1938 – 1998)

RETROSPECTIVE
EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU’AU 9 NOVEMBRE !
Face au succès rencontré, la Galerie Petits Papiers prolonge la rétrospective consacrée à Claude Serre, qui devait s’achever le 12 octobre, jusqu’au 9 novembre ! A cette occasion, la galerie renouvelle son accrochage et consacre une partie de l’exposition à l’univers fantastique de Claude Serre à travers des dessins et épreuves d’artistes méconnus, réalisés dans les années 70.

Maître de l’Humour Noir, Claude Serre a bâti en plus de 30 ans, une carrière sans faute. Disparu prématurément en 1998 à l’âge de 60 ans, l’artiste lègue une œuvre abondante et intemporelle. Près de 20 ans après la dernière exposition qui lui a été consacrée, la galerie Petits Papiers rend hommage à ce grand nom du dessin humoristique. Cette rétrospective présente un florilège des plus belles œuvres de l’artiste. Au crayon ou à l’encre, son trait implacable traque les travers de l’homme moderne et sa plume égratigne autant les sportifs que les automobilistes, les musiciens que les médecins. Des portraits au vitriol teintés d’un sens de l’ubuesque universel à (re)découvrir dès la rentrée.

Peintre verrier de formation, Claude Serre débute sa carrière en temps qu’illustrateur dès les années 60. Collaborant pour de grandes revues scientifiques, il prête également son trait pour illustrer les tribunes de Planète, Plexus, Science et Vie, Lui avant de rejoindre les joyeuses équipes d’Hara-Kiri et Charlie Hebdo.
En 1972, Claude Serre signe chez Glénat « Humour Noir & Hommes en Blanc », un album de 50 dessins humoristiques sur le thème de la médecine. Cet ouvrage, pour lequel il se voit décerner le prix de l’humour noir, marque un tournant dans la carrière de l’auteur. Il poursuit ses travaux pour Glénat et publie de nombreux albums tels que « Le Sport », « L’Automobile », « Serre… Vice Compris », « Savoir Vivre », « Les vacances », « Rechute », « Chasse et Pêche »… Il multiplie également les collaborations avec de grands écrivains tels que Francis Blanche ou Frédéric Dard pour lequel il illustre notamment les ouvrages de la fameuse série San Antonio. La Cité des
Le trait acéré
Véritable entomologiste de l’humour noir et de l’absurde, Claude Serre pointe du doigt, dans ses illustrations, les travers de notre société, ses paradoxes et ses imperfections. Sa maîtrise dans des arts parallèles comme la décoration sur porcelaine, le vitrail, l’illustration, la peinture, a fait de Claude Serre un artiste se détachant du dessin d’humour classique au profit d’une forte tendance vers la gravure et le dessin fantastique, domaines dans lequel il peut être placé aux côtés des plus grands.
« Ses recueils de dessins, que Daumier n’aurait pas désavoués, ne sont pas sans rappeler l’humour noir du début du siècle dernier ». Son style appliqué, tout en trames finement travaillées, mais néanmoins d’une grande souplesse, révèle le plus souvent un goût profond pour le morbide et l’absurde.
Humour sans-frontière
Le travail et le talent de Claude Serre ont fait le tour de la planète. Dès 1965, ses œuvres sont exposées à Berlin puis à Paris en 1967. Vont s’en suivre des nombreuses autres expositions organisées en Allemagne entre 1975 et 1977.
Ses albums sont traduits dans plus de 14 pays et trouvent un formidable écho auprès des lecteurs du monde entier. La rétrospective que lui consacre la Galerie Petits Papiers propose un voyage en 130 œuvres. 130 dessins qui abordent des thèmes aussi variés que la musique, la médecine ou le sport, autant de prétextes qui permettent à l’auteur de mettre en exergue l’ubuesque des situations et la vacuité humaine, sans jamais porter de jugement.

Galerie Petits Papiers Paris
Joëlle Lonjon
91 rue Saint Honoré
75001 Paris
Tel : +33/1 75 50 30 68
www.petitspapiers.be

Ouvert jeudi et vendredi de 15h à 19h
et le samedi de 11h à 19h
ou sur RDV

17
Juil 13

expo Serre a la galerie ’’les petits papiers’’

En Septembre aura lieu une exposition de plus de 120 planches originales issue des albums de Serre. L’ occasion de découvrir le travail d’un peu plus prés le travail de cet humoriste mondialement connu et disparu il y a maintenant 15 ans.
Prix de l’humour noir et dont les albums et les illustrations de presse ont marque notre mémoire collective.

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expo serre 2013

Pour la première fois, la famille du dessinateur dévoile une partie de son travail,
au travers d’une exposition vente qui aura lieu a la galerie ’’petitspapiers’’ , 91 rue st honore paris 1er arrondissement. Les visiteurs pourrons redécouvrir des dessins des années 70 aux années 90, et profiterons de cette occasion pour apprécier de prés le travail de Serre dont la précision n’avait d’égal que son humour.
Cette événement aura lieu du 13 septembre au 12 Octobre.
N’hésitez pas a venir lors du vernissage le jeudi 12 septembre a partir de 18h30, vous étes tous les bienvenus.