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Juin 18

du 16 JUIN au 3 NOVEMBRE 2018 SERRE au Musée Peynet et du Dessin humoristique

UNE VIE D’ESTHÈTE
Même si son attirance pour le dessin d’humour fut relativement précoce – il s’inscrivit à son premier concours (qu’il remporta) à l’âge de 15 ans pour le journal Vaillant – la multiplication de ses « griffonnages » ne laissait en rien présager d’une telle carrière.

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De travaux divers et variés à sa collaboration avec le célèbre vitrailliste Max-Ingrand, Serre construisit, enrichit, peaufina le style fouillé et perfectionniste qui devint sa « patte », reconnaissable entre toutes. De ses tout débuts aux années de succès, il eut à ses côtés pour le guider et le conseiller son parrain et ami de la famille, le dessinateur Jean Gourmelin.
Après diverses publications relativement modestes dans les années 1960, la décennie suivante le vit s’intéresser et collaborer activement au dessin fantastique très en vogue.

Le jeune artiste multiplia parallèlement les publications dans les journaux scientifiques ou généralistes, Science & Vie, La Vie Électrique, Le Figaro. Hara-Kiri ou Charlie Hebdo, plus rarement Pilote, et Minute ; concernant ce dernier titre où sévissaient nombre de ses collègues débutants ou reconnus, la collaboration prit fin au changement de ligne éditoriale.

Le véritable « virage » vers le dessin d’humour intervint en 1972 lorsqu’un éditeur savoyard lui demanda une cinquantaine de dessins humoristiques sur le thème de la médecine. Ce contrat sera le prélude de l’aventure Humour noir et hommes en blanc qui, après une première édition luxueuse, sera rééditée par Jacques Glénat avec le succès retentissant que l’on connaît.

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S’en suivront les publications de thématiques aussi sombres qu’hilarantes,

Le sport, L’automobile, Savoir-vivre, La bouffe, Le bricolage, Vice-compris, Les vacances, Les petits anges, Musique, Chasse et pêche… À ce jour Humour noir et hommes en blanc reste le titre le plus vendu dans le monde de la publication « Dessin d’humour ».

Les titres de la presse s’arrachent les dessins de cet artiste esthétisant l’horreur en un grand éclat de rire, joie de vivre partagée avec la joyeuse bande de copains formant les « Humoristes Associés »… Les prix et festivals s’enchaînent, Serre explorant parallèlement d’autres univers avec un même succès ; ainsi, dans les années 90, il illustre par gravures et sérigraphies les œuvres de Francis Blanche, de Frédéric Dard, des éditions luxueuses de Tristan et Iseult, Les Fleurs du mal de Baudelaire…

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La maîtrise de ces techniques est la résurgence de ses formations antérieures, notamment sa période chez Max-Ingrand (gravure sur bois, peinture sur verre…). Ces réminiscences le confortent dans son style riche et fouillé de la hachure si reconnaissable dans son œuvre.

En fin de compte, cynisme, humour noir, vitriol resteront les marques de fabrique du travail de cet artiste inimitable, adoré par ses pairs. Barbe : « Il était celui qui donnait à l’acheteur le sentiment d’en avoir pour son argent. La perfection de son graphisme était telle que les gens avaient l’impression d’acheter une œuvre « consistante », alors que les plus elliptiques d’entre nous donnaient l’impression contraire ». Loup : « Avec Bosc ou Chaval, on avait l’impression de boire du champagne mais rien d’autre ; ça faisait pétiller le cerveau mais ça n’était pas suffisant, pas roboratif en somme ; Serre lui, avait choisi la choucroute … »

LES HUMORISTES ASSOCIÉS Serre, plein d’humour et de répartie, conteur de blagues interminables mais aussi anxieux, tourmenté, inquiet, presque phobique, est un fidèle en amitié. Apprécié de tous les coreligionnaires du dessin « qui fait rire », le voilà entraîné à la fin des années 1970 dans l’aventure des « Humoristes Associés », bande de joyeux drilles, épicuriens et fourmillant d’idées, de gags à coucher – ou non – sur papier… Les réunions sont mémorables, et cette farandole sans cesse renouvelée de bonne humeur va donner naissance à de savoureux albums. Les styles graphiques sont multiples, comme les prises de positions… C’est le retour de l’ambiance du XIXe siècle avec Daumier, Philippon, Grandville… On y retrouve les plus grands : Laville (organisateur des festivités), Bridenne, Blachon, Loup, Trez, Avoine, Nicoulaud, Soulas, Mordillo, Sabatier, Fred, Napo…
Les livres se faisaient tout seuls dans une ambiance souvent potache qui faisait de nombreuses victimes consentantes… « Ce n’était pas une amitié de dessinateurs, c’était une amitié, c’est tout. Être des H. A., c’était l’aristocratie du rire » résume Bridenne. Sculpteurs, plasticiens, musiciens et comédiens rejoindront la troupe, qui donnera même naissance à « Piston Circus », une joyeuse fanfare de dessinateurs se donnant en spectacle les jours de rassemblements d’amis. « Chaque fois qu’on avait quelque chose de terrible à annoncer pour faire un canular, on envoyait Serre, il était formidable, il parlait comme il dessinait, avec tous les détails. Il pouvait être sinistre » analyse Nicoulaud. « Les H. A. » eurent une influence considérable sur le style de vie et de dessin de Claude Serre.
10 novembre 1938 : Naissance à Sucy-en-Brie 1945-19453 : Découverte de sa passion du dessin et première publication dans le journal Vaillant à la suite d’un concours. 1953-1959 : Éffectue des travaux d’illustration de boîtes et présentoirs auprès de différentes sociétés ainsi que de la décoration sur céramique. 1959 : Service national (abrégé). Soutenu par son parrain le dessinateur Jean Gourmelin, se lance réellement dans le dessin d’humour. 1960-1969 : Rejoint avec Gourmelin l’atelier du vitrailliste Max-Ingrand. 1962 : Dany et Claude Serre se marient ; trois garçons naîtront de cette union : Olivier, Ludovic et Tom. 1962-1972 : Serre collabore à de nombreux titres renommés, notamment Sciences et vie, Le Figaro, La Vie électrique où publient déjà Sempé, Tetsu, Laville, Bosc, Chaval, Fred, Desclozeaux. 1968-1990 : Réalise de nombreuses illustrations et gravures dans le monde du dessin fantastique (il y rencontrera Solo ou Soulas), notamment pour Miroir du fantastique ou Futurs.
Collabore à Hara-Kiri, Charlie Hebdo, Pilote. Illustre Baudelaire, Francis Blanche, Frédéric Dard… 1968-1978 : Travaille pour les hebdomadaires Minute et Le Crapouillot avec Reiser, Cardon, Topor, Bosc, Gébé, Cavana, Tim, Loup… Le triomphe d’Humour noir et hommes en blanc lui permet de quitter – avec soulagement – ces deux titres dont il ne partage plus la ligne éditoriale. Il collabore avec Jacques Glénat. 1980 : Naissance (officielle) des « Humoristes Associés ». 1978-1992 : Les titres à succès se multiplient et s’enchaînent, tout comme les récompenses et les festivals ; Le sport, L’automobile, Savoir-vivre, La bouffe, Le bricolage, Vice-compris, Les vacances, Les petits anges, Musique, Chasse et pêche… 13 novembre 1998 : Claude Serre s’éteint à l’âge de soixante ans. Tous ses amis des Humoristes, le monde de l’humour et du cinéma sont présents aux obsèques, encadrés par la fanfare de ses copains du « Piston Circus ». « Serre fait partie de ces gens qui n’ont pas besoin d’être présents pour être là. » Frédéric Dard
• Vaillant, 1949 • La Vie électrique, 1962-1972 • Minute, 1962-1978 • L’Os à moelle, Le Nouveau Candide, 1964-1966 • Pariscope, Plexus, Zèle, Planète, 1966-1968 • Miroir du fantastique, 1968-1972 • Hara-Kiri et Charlie Hebdo, 1967-1972 • Le Crapouillot, 1969-1981 • Marie-Claire, Satirix, 1970-1973 • La Tribune médicale, Science, 1977-1979 • Sciences et vie, 1972-1983
• Lui (1964 – 1983) • Le Nouvel observateur, 1978-1985 • Le Figaro magazine, 1978-1982 • 50 millions de consommateurs, 1978-1983 • L’Express, Que choisir, 1980-1982 • L’Allumé du mois, 1993-1995

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http://www.antibes-juanlespins.com/culture/actualites-des-musees/serre-dessins-et-gravures

28
Mars 17

Tirage limité à 100 exemplaires prêt à encadrer

le dessin le plus célèbre de Claude Serre est sans nul doute celui-ci.
Edité en 1972 dans son édition originale le premier recueil de Serre connu un succès dès sa sortie en album au éditions Glénat en 1973.

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Tous les professionnels du massage et autres kinésithérapeutes connaissent tous ce dessin enfin disponible prêt à encadrer.
Au format 40x30, cette reproduction est vendue sous une "Marie-Louise" et authentifiée par un certicicat.

Dans le même format, sont également disponibles en exclusivité sur serre-humour.com
4 autres dessins.

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Contactez nous par message pour toute commande.

08
Mai 15

figurines tirage limité "SERRE en VOLUME"


La première figurine "ultra limited édition" est désormais disponible à 200 exemplaires.

Le premier de cette série est bien évidement le masseur, tiré du dessin le plus connu de Claude Serre. Cette collection est destinée aux fans de Serre et aux collectionneurs en tous genres.

Cette figurine d’environ 25 centimètres de long, est en résine et a été réalisée dans une série de 200 exemplaires seulement ; elle va réjouir les fans de Serre.

Le cadeau idéal pour votre khinésithérapeute ou votre ostéopathe.
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Pour plus d’infos n’hésitez pas a nous joindre dans la rubrique " contact ".

26
Fév 15

Jérôme Barbosa : noir d’images

Jérôme Barbosa n’est pas un pirate fasciné par les champignons. Les spécificités de ces organismes eucaryotes permettent simplement de définir, dans une moindre mesure, le travail de l’artiste, entre profondeur de noir et univers halluciné. Assimilé au Lowbrow (mouvance plastique apparue à la fin des années 1970 en Californie et usant de l’iconographie des médias populaires), ce photographe de profession se lance dans le dessin avec ce besoin quasi viscéral de coucher sur papier ce qui bouillonne dans sa tête.

Du trait noir nourri au détail ou d’un aplat sombre jaillissent ainsi ses pensées. L’artiste déballe son vécu : il se confronte aux phénomènes de société (l’œuvre Hors-la-norme qui dévoile une critique cynique de la télé-réalité), mettant en avant ses influences artistiques, littéraires comme cinématographiques, et ses peurs qui prennent souvent la forme des dents – le dessin Happy Slave par exemple. À travers le noir et blanc surgit une forme de tradition de la gravure avec une approche contemporaine du trait, dont l’esthétique emprunte quelque peu à la BD alternative. Mais ce qui fait réellement la force des œuvres de Jérôme Barbosa, dont les scènes oscillent entre surréalisme et allégories faussement sombres, c’est son insaisissable appétit pour l’image.

Il lui Serre

Un attrait que l’artiste autodidacte se découvre à l’âge de neuf ans en tombant sur un album de Claude Serre. Dessinateur français traitant de la mort, du sexe, des loisirs…, il déployait un trait énergique qui ne cachait rien. La chasse aux images est alors ouverte.

Jérôme Barbosa s’intéresse ensuite à l’illustrateur Charles Burns, trouve chez l’artiste Max Ernest un sens du découpage plein de liberté et laisse le 7e art envahir son environnement. Nombre de ses œuvres évoquent d’ailleurs Kubrick et Coppola, à l’image du visuel Les corps caverneux dans lequel les cinéastes sont métamorphosés en jeux de mots grivois soulignant le talent typographe et lettré de l’artiste. Un bouffeur d’image (« je suis juste un énorme tube digestif » confie-t-il) qui défigure, détourne et déforme tout ce que ses yeux voient, de l’actualité à son intimité.

Viva la psychose, jusqu’au samedi 4 avril, au centre d’art Spacejunk

Crédit Photo : Jérôme Barbosa

Tags • Viva la psychose • Jerome Barbosa •

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ÉVÉNEMENTS ASSOCIÉS
Viva la Psychose
Dessin de Jérôme Barbosa
Spacejunk 15 rue Génissieu Grenoble
Jusqu’au 4 avril 2015, du mar au sam de 14h à 19h30

par Charline Corubolo
Petit Bulletin n°962

14
Nov 14

Les Intégrales - La Mécanique -A paraître le 19.11.2014

Serre joint l’utile à l’agréable

Se taper sur le doigt en enfonçant un clou, se faire arnaquer par un garagiste peu scrupuleux, voilà le genre de situation dans laquelle bon nombre de nos contemporains peuvent se retrouver. Oui, le bricolage et la mécanique peuvent autant être une passion qu’un fléau ! Il s’agit en tout cas d’un phénomène de société à côté duquel Serre, en véritable entomologiste du savoir rire, ne pouvait pas passer à côté. Absurdes, loufoques, d’une créativité folle, les dessins qu’il nous propose ici illustrent ces travers de l’homme moderne avec une jubilation contagieuse !

Après La Médecine, Le Sport et Le Bestiaire, les éditions Glénat poursuivent leur travail de remise en avant de l’œuvre de Serre dans des intégrales de qualité. La Mécanique, nouveau volume fleurant bon l’huile de coude et la peinture fraiche, prouve une fois de plus que le talent de cet auteur et son humour n’ont pas pris une ride. Et c’est tant mieux !